Chirurgien-major

Définition et enjeux

Augustin Cabanès Chirurgiens et blessés à travers l'histoire…

Nul chirurgien de ce temps qui ne fût en même temps barbier: aussi ne s'étonne-t-on pas trop de lire, dans un mémoire sur les chirurgiens militaires, portant la date de 1774 : « Si l'on excepte le chirurgien-major, le consultant... et cinq ou six aides-majors tirés des chirurgiens de Paris, tous ceux qui se rendent à une grande armée sont de la plus effrayante ineptie. Ils opèrent sans expérience personnelle, sans conseils, sans guides... ».
Source : Gallica

Augustin Cabanès Chirurgiens et blessés à travers l'histoire…

Rien que cette différence de traitement indique la prééminence du médecin, qui est la tête, le cerveau dirigeant, sur le chirurgien, plus spécialement préposé aux besognes manuelles : il convient de ne pas oublier que nous sommes au temps des barbiers-chirurgiens et qu'un siècle nous sépare de l'Académie de chirurgie.
Le premier chirurgien de l'hôpital n'a pas encore le titre de major; il a, cependant, sous ses ordres des aides et des sous-aides. Un aumônier était attaché à l'hôpital militaire 1, et des « religieux de charité » faisaient office d'infirmiers.
Source : Gallica

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