Charles Labrune,  Etude sur la vie et les travaux de Desault… (1867)

“ L'observation de l'homme malade comme première condition pour apprendre à le connaître et à le soulager, tel fut l'instrument de progrès dont Desault dota l'art médical, qui, dès lors, posséda une pierre de touche, un signe sacré devant lequel le médecin, rappelé à sa propre conscience, est
obligé d'imposer silence aux théories et aux systèmes, pour ne prêter l'oreille qu'aux vérités traditionnelles et expérimentales qui l'aident à soutenir et le forcent à respecter une existence dont, malgré ses plus nobles efforts, les conditions ne sont pas toutes connues de lui.
”
Source : Gallica

Charles Labrune,  De l'indépendance de la science médicale et de ses relations forcées avec les autres sciences… (1870)

“ L'indépendance de la science de l'homme a pour mesure l'indépendance même de l'être dont cette science est l'histoire et comme la reproduction intelligible.
Rèvez pour l'homme l'indépendance, et vous le mettez tout d'abord en opposition avec lui-même, car il ne saurait s'abandonner à son seul caprice, à sa fantaisie, à ses impulsions instinctives, à ses besoins mêmes, sans reconnaître bientôt qu'il est des lois qui régissent son activité, que ces lois ne sont pas plus univoques que ses aspirations et qu'elles doivent être subordonnées dans une hiérarchie qu'on ne méconnaît pas impunément.
”
Source : Gallica

Charles Labrune,  De la médecine officielle et des hérésies qui attaquent son autorité et son existence… (1850)

“ Placé par conviction entre les opinions extrêmes, docteur moi-même, et entendant parler tous les jours de méthodes de traitement qui se flattent d'échapper à la science des docteurs, et qui prétendent guérir bien mieux que la Faculté, je me suis souvent demandé si la science pouvait se constituer au milieu du combat des intérêts sordides, et si le caractère de la vérité n'était point l'unité plutôt que l'antagonisme. ”
Source : Gallica

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