Résumé

Charles Labrune De l'indépendance de la science médicale et de ses relations forcées avec les autres sciences… (1870)

L'indépendance de la science de l'homme a pour mesure l'indépendance même de l'être dont cette science est l'histoire et comme la reproduction intelligible.
Rèvez pour l'homme l'indépendance, et vous le mettez tout d'abord en opposition avec lui-même, car il ne saurait s'abandonner à son seul caprice, à sa fantaisie, à ses impulsions instinctives, à ses besoins mêmes, sans reconnaître bientôt qu'il est des lois qui régissent son activité, que ces lois ne sont pas plus univoques que ses aspirations et qu'elles doivent être subordonnées dans une hiérarchie qu'on ne méconnaît pas impunément.
Source : Gallica

Charles Labrune De l'indépendance de la science médicale et de ses relations forcées avec les autres sciences… (1870)

L'examen de l'activité humaine et des ressorts qui la mettent en mouvement, l'examen des profondeurs mystérieuses de la pensée et de la parole ne nous découvre-t-il pas tout un monde au moins aussi admirable, aussi étonnant, le monde du sentiment et de l'intelligence, qui s'impose à la science au même titre que celui de la sensation, car il se fonde comme lui sur l'expérience.
Source : Gallica

Charles Labrune De l'indépendance de la science médicale et de ses relations forcées avec les autres sciences… (1870)

Pour ne pas se heurter contre d'autres sciences qui constatent chez l'homme une double vie obéissant à deux lois entre lesquelles ne règne pas toujours le parallélisme et l'harmonie, la science médicale et naturelle n'a rien trouvé de mieux que de proclamer son indépendance, comme s'il était possible aujourd'hui qu'une science pût être indépendante de ses sœurs, et comme si chaque progrès de celles-ci ne rendait pas plus évidente la solidarité qui les relie toutes.
Source : Gallica

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