Résumé

Jules Fournet La phrénologie n'est pas une doctrine philosophique… (1854)

Dieu, toujours pèra, même au milieu de nos écarts, toujours juste, même au milieu de nos ingratitudes, n'a fait autre chose que rendre féconde cette douleur qu'il a tout fait pour nous éviter : il la rend féconde en nous ramenant par la vertu au bonheur de l'innocence.
Une fois enlacé dans le fatalisme, votre esprit s'embarrasse de plus en plus, par la fauie de votre principe, dans un lacis d'erreurs qu'un principe plus vrai nous permet de débrouiller : « la vie est-elle autre chose, dites-vous, qu'un travail, qu'une lutte, qu'une souffrance. »
Source : Gallica

Jules Fournet La phrénologie n'est pas une doctrine philosophique… (1854)

Le sang du Christ a coulé du sein de l'amour divin ; comme la doctrine chrétienne a émané de l'esprit saint. L'amour a préparé les cœurs à la doctrine ; la doctrine a ensemencé les esprits du fruit de l'amour. Ne séparez pas ces deux élémens de l'unité sacrée ; la vérité, le salut, sont dans leur union, chez l'humain comme chez le divin Rédempteur ; ces deux élémens ne sont unis que pour sauver ou racheter l'homme de la douleur.
Si la douleur est le lot fatal de l'humanité, si elle est la loi divine de l'homme, qu'est-il besoin d'un rédempteur?
Source : Gallica

Jules Fournet La phrénologie n'est pas une doctrine philosophique… (1854)

Au moment même où vous reprochez, avec juste raison, à la phrénologie de méconnaître l'un des termes de cette indivisible unité et de s'égarer dans l'autre, vous l'imitez en la blâmant : par une réaction sans mesure, vous vous jetez dans le terme qu'elle a méconnu. Vous repoussez toute doctrine qui s'appuie sur l'organisme, vous vous rejetez de l'observation dans l'intuition, c'est-àdire que, sans vous en rendre bien compte, vous abjurez toute science, pour vous en remettre à la conscience.
Source : Gallica

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