Résumé

Cours de Phrénologie de M. Broussais… (1836)

Telle est la fonction du cerveau: organe de transmission de la pensée, comme les muscles sont les organes de transmission de la volonté, toutes les facultés sont au service du moi, tantôt pour recueillir des impressions, et lui en conserver le souvenir présent, tantôt pour lui prêter une image, prise dans le monde sensible, qui lui rende possible l'usage du langage qui n'est que l'ensemble des signes représentatifs que l'imagination combine jusqu'à ce qu'elle trouve une formule qui soit l'équivalent de la pensée qu'elle cherche à manifester.
Source : Gallica

Cours de Phrénologie de M. Broussais… (1836)

Voilà comment on s'est tiré d'affaire : il n'y a point d'organe pour l'infini, mais il y a un organe du merveilleux (l'idée en est merveilleuse) , qui consiste à aller toujours chercher au-delà de la nature l'objet de son action; ainsi pendant que toutes les facultés de l'esprit concourent pour reconnaître la nature des êtres et les rapports qu'il y a entre eux, l'organe du merveilleux cherche, au contraire, des rapports qui n'existent pas, et des combinaisos monstrueuses qui répugnent à toutes les lois, de sorte qu'il y aurait en nous certaines facultés pour le vrai et d'autres pour le faux.
Source : Gallica

Cours de Phrénologie de M. Broussais… (1836)

De l'autre part, cette classe d'hommes que l'incrédulité pour les causes premières rend si crédules pour les effets secondaires, et qui sans cesse aux aguets de tout ce qui peut contredire, en apparence, tout ce que la foi, la raison et l'imagination de l'homme tiennent pour certain, court au devant de toute science vraie ou fausse dans l'espoir d'y trouver un démenti formel à toutes les notions reçues; et fût-ce même au risque d'y puiser une erreur destructive de la science et de la sagesse humaines, s'inocule en quelque façon ce virus scientifique pour en empoisonner le vulgaire.
Source : Gallica

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