Résumé

Emile Gromier Considérations générales sur la phrénologie (1847)

Une semblable prétention n'est autre chose qu'un immense produit de l'orgueil humain, qui veut toujours s'élancer en dehors de sa sphère. Mais l'homme oublie qu'il est enchaîné dans une prison de chair; qu'il ne peut communiquer avec ses semblables, soumis aux mêmes lois que lui, que par le moyen de la matière destinée à rendre sensibles ses manifestations en les appropriant à la faiblesse organique de notre nature ; ces communications immédiates d'esprit à esprit ne sont plus aux yeux des hommes sérieux, que le résultat d'une imagination maladive, un rêve, une hallucination.
Source : Gallica

Emile Gromier Considérations générales sur la phrénologie (1847)

Nous ne perdons jamais absolument le sentiment de notre liberté, si ce n'est dans l'état de folie qui enlève toute responsabilité de nos actes, et dans l'ivresse et
la passion poussée jusqu'à la fureur, où nous perdons souvent la conscience de nos actes, mais sans pouvoir en décliner la responsabilité d'une manière absolue.Mais, dès l'instant que nous reconnaissons des différences d'organisation, nous ne pouvons admettre que la liberté soit également indépendante chez tous les hommes. Si c'est là ce que l'on veut entendre par fatalisme, nous serons encore prêts à accepter le reproche.
Source : Gallica

Emile Gromier Considérations générales sur la phrénologie (1847)

De là, les différences dont nous étudierons bientôt tous les éléments, et qui font un homme si peu semblable à un autre homme. On n'est donc pas matérialiste par le fait seul du sujet de son étude? Non, nous ne sommes pas matérialiste, dans ce sens que nous répudions les principes du matérialisme philosophique, qui ne reconnaissent aucune existence réelle à l'esprit; du matérialisme physiologique, qui veut que la matière préexiste toujours à l'esprit, et que celui-ci ne soit que la conséquence de ses réactions, une
production sécrétionnelle du cerveau.
Source : Gallica

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