François-Vincent Cabanis

Définition et enjeux

Portrait de François Guizot François Guizot Discours prononcé par M. le comte de Montalembert à l'Académie française… (1852)

Longtemps après, lorsque le flot des idées eut changé, M. Droz entreprit de venger la mémoire de Cabanis du reproche de matérialisme et d'athéisme qu'on s'accordait assez généralement à lui adresser. Il est certain que, s'il faut juger du maître d'après l'élève, jamais accusation ne fut moins fondée. Cabanis lui conseilla de préluder par une œuvre légère à la publication des travaux sérieux qu'il avait entrepris.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Michel Guardia Joseph-Michel Guardia La Médecine à travers les siècles… (1885)

Ce dernier, héritier direct d'une philosophie positive, qui, émanée de Bacon par Locke et opposée au cartésianisme par Gassendi, bannissait sévèrement toute hypothèse et ne reconnaissait d'autre fondement que l'observation, Cabanis partit de la sensation comme source des connaissances, et s'attacha exclusivement à l'étude de l'élément physique, à celui qui tombe immédiatement sous les sens. Le mot célèbre qui résume énergiquement ses doctrines nous fait voir qu'il poussa l'exagération jusqu'aux dernières conséquences : deux siècles avaient préparé ce résultat.
Source : Gallica

Portrait de Paul Janet Paul Janet Revue des Deux Mondes

Cabanis est surtout connu dans l’histoire de la philosophie comme représentant du matérialisme, et il faut convenir qu’il a eu le malheur de fournir à cette doctrine une de ses formules les plus maladroites et les plus révoltantes. C’est lui qui a dit que le cerveau digère les pensées comme l’estomac digère les alimens, et qu’il opère à proprement parler a la « sécrétion de la pensée [1] . » C’est encore lui qui a dit que « le moral n’est que le physique considéré sous certains points de vue plus particuliers. »
Source : Wikisource

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