Pierre Foissac, Mélanges médico-psychologiques (1872)
“ Le martyre d'un coeur épris a tant de charme pour celle qui voit dans ce martyre un témoignage irrécusable de sa puissance! Qu'on ne se hâte pas de l'accuser: car elle se fait souvent illusion à elle-même. Peut-être s'imagine-t-elle aimer sincèrement celui dont elle apprend avec une délicieuse émotion les tourments, le désespoir, et peut-être le suicide. Certes, la nature a beaucoup fait pour que le désir de plaire animât la jeunesse des femmes; mais si ce désir devient une passion générale, s'il devient violent, déréglé, impérieux, c'est bien à l'éducation qu'il faut en faire l'honneur. ”
