Résumé

Jean Rambosson Phénomènes nerveux, intellectuels et moraux… (1883)

Suivant la disposition dans laquelle l'âme se mettra, suivant la direction qu'elle donnera à ses pensées et à ses sentiments, la musique excitera en elle aussi bien l'amour de Dieu, l'amour de la patrie, l'amour de la famille, ou l'amour désordonné de la créature. Sous l'influence d'une musique d'où s'épanchent les sentiments les plus tendres et les plus célestes, unie aux paroles des hymnes sacrées, l'âme pieuse s'exalte pleine d'une sainte ivresse pour son Dieu, elle s'abîme dans des extases ineffables.
Source : Gallica

Jean Rambosson Phénomènes nerveux, intellectuels et moraux… (1883)

Dans le langage conventionnel, l'impulsion, l'action psychique n'est plus un mouvement immédiat produit par la pensée et le sentiment, c'est un mouvement neutre, si je puis m'exprimer ainsi, qui ne dit rien par lui-même, mais qui, à cause de cela même, peut indiquer ce que l'on veut par convention.
Le langage conventionnel ne peut, par conséquent, faire naître par lui-même nécessairement, fatalement, la sensation, l'idée, la pensée, le sentiment qu'il exprime, parce qu'il ne transmet pas le mouvement propre de ces manifestations de l'âme.
Source : Gallica

Jean Rambosson Phénomènes nerveux, intellectuels et moraux… (1883)

Tous ces phénomènes sont parfaitement expliqués par la loi de transmission et de transformation du mouvement expressif.
Il en est de même de toutes les impressions habituelles de l'enfance : toutes s'incarnent chez elle et deviennent corps et âme. Il est difficile, même après avoir étudié le sujet, de se faire une juste idée de l'importance des soins donnés à la première enfance, surtout des soins maternels. Les caresses, les regards, les sourires d'une mère ont une onction divine. Ils transmettent une âme, un feu subtil qui pénètre, réveille, vivifie toutes les fibres de la tendre enfance.
Source : Gallica

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