Bâillement

Définition et enjeux

Emmery Blin,  Leçons du mardi à la Salpêtrière… (1889)

“ Aujourd'hui la toux a complètement cessé, et le bâillement régne seul, exclusivement.
Pour ce qui est du bâillement considéré en soi, il ne diffère chez la malade, en rien d'essentiel, du bâillement physiologique. Vous savez ce qu'est celui-ci: ce n'est autre chose qu'une longue et profonde inspiration, presque convulsive, pendant laquelle il se produit un écartement considérable de la mâchoire, souvent avec flux de salive et sécrétion de larmes, — phénomènes sur lesquels Darwin insiste particulièrement, — et suivi d'une expiration également prolongée et bruyante.
”
Source : Gallica

Portrait de Jules Michelet Jules Michelet,  La Sorcière

“ Pendant dix siècles entiers, une langueur inconnue à tous les âges antérieurs a tenu le Moyen-âge, même en partie les derniers temps, dans un état mitoyen entre la veille et le sommeil, sous l'empire d'un phénomène désolant, intolérable, la convulsion d'ennui qu'on appelle: le bâillement. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Albéric Second Albéric Second,  Contes sans prétention... (1857)

“ Pourtant j'ai bâillé au nez de mon cocher et de mes chevaux, au nez des passants, tout le long du chemin; au nez de mon concierge, au nez de Julie : je bâille à mon propre nez et il me paraît que ma provision de bâillements n'a pas diminué d'une unité. S'il m'avait fallu me contraindre et dissimuler cinq minutes de plus, à coup sûr je serais morte d'un bâillement foudroyant.
Sans doute ma belle-mère est une personne très-digne et très-honorable, mais avec elle la vie commune me serait odieuse, pour ne pas dire impossible. Nous sympathisons à peu près comme l'eau sympathise avec le feu.
”
Source : Gallica

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