René Puaux,
Dans les Balkans, 1912-1913 : récits et visions de guerre
(1913)
“ Les Turcs fuient dans une fuite désordonnée, folle. Les Grecs poursuivent dans une poursuite affolante, persistante. Ils ne s'arrêtent que pour reprendre haleine et lancer encore, toujours, leur « Zito » que le vent emporte sur ses ailes rapides vers la Patrie vengée, vers la Patrie heureuse. Sur les tranchées turques, le drapeau grec flotte fier, comme conscient de la victoire. Il se penche vers ceux qui meurent comme pour les saluer, se relève comme pour donner de l'espoir aux blessés qui souffrent. Les mourants le fixent graves, déjà immortels. Les blessés lui sourient. ”
