René Puaux,
De Sofia à Tchataldja...
(1913)
“ Un coup de sifflet de la locomotive, quelques violentes secousses, et nous sommes partis, vers Mustapha-Pacha, vers la guerre ! Cette première étape devait être dure, mais une telle joie d'être les seuls à avoir pu partir, une telle fièvre d'être bientôt dans la bataille nous grisent que le peu de confort qui nous est donné nous semble la plus merveilleuse chose du monde. Nous sommes comme des émigrants, assis sur nos sacs, sur nos caisses, cherchant des attitudes supportables. Stanhope est le boute-en-train de notre compagnie. Ce vieux voyageur a toutes les joies dans ses cantines. ”
