Résumé

Various L'Illustration, No. 3677, 16 Août 1913

Andrinople, c'est pour nous aujourd'hui un cri de ralliement, le cri de ralliement de tous deux qui ont à cœur l'honneur de la Turquie; si les Bulgares la prennent et qu'ils prennent Constantinople, et qu'ils prennent Damas et Mossoul et Bagdad, et que je reste à Bassorah avec quinze Turcs, je réclamerai encore Andrinople. La paix tant que l'on voudra, mais la paix avec Andrinople! Que nos ministres le sachent bien, car, s'ils cèdent Andrinople, je referai moi-même la révolution contre eux. S'ils veulent la paix à tout prix, il leur faut être décidés à risquer leur vie pour elle!
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3677, 16 Août 1913

On est sans voix dès que l'on songe à la quantité, à l'étendue de deuils et de ruines qui crient «réparation», la seule désormais efficace, celle de la paix, succédant à celle des armes. Tout la réclame, l'impose, les morts et les vivants, le ciel et le sol, les drapeaux fatigués et les canons brûlants, les rois pensifs et les soldats sublimes d'hébétude. Le repos, le noble repos est la conséquence fatale et souveraine des saintes fatigues, le sommet des escalades épiques.
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3677, 16 Août 1913

Je sais bien que beaucoup de gens trouvent que l'on parle trop de la guerre, qu'on y pense trop, qu'il n'y en a plus que pour elle. C'est la faute et le devoir des temps présents. Il faut qu'elle soit notre préoccupation nationale si nous voulons éviter l'occupation étrangère. Nous ne pouvons pas, quelque amour, quelque désir et quelque respect de la paix que nous ayons, nous désintéresser de la guerre. Cela est partout en menace, autour de nous, contre nous, sur nous.
Ces choses ont été dites des milliers de fois.
Source : Gutenberg

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