Résumé

Various L'Illustration, No. 3645, 4 Janvier 1913

C'est une véritable pluie de mitraille que Pisani fit ainsi pleuvoir durant tout l'après-midi sur les evsones, sans pouvoir une seule minute arrêter leur diabolique marche en avant. On les voyait très bien à l'oeil nu, marcher et courir comme des fourmis sur les rochers ou les terres rousses. Les Turcs étaient trop nerveux, cela se sentait très bien, et leur tir s'en ressentait: leurs obus, qui tombaient de tous les côtés comme au hasard, firent parmi les assaillants infiniment peu de ravages...
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3645, 4 Janvier 1913

Les Turcs s'appliquent à rectifier leur tir. Puis, quand ils croient y avoir réussi, des coups de tonnerre de nouveau résonnent, enflés démesurément par l'écho. Mais les obus turcs toujours tombent à côté du but, certains à droite des pièces grecques, d'autres, plus nombreux, en arrière de notre batterie, si admirablement dissimulée que l'ennemi ne parviendra pas à la repérer exactement. Les soldats grecs le sentent, pleins de confiance, et quand un obus passe, ils lèvent la tête, lui sourient et le saluent de la main en criant quelque chose comme: «Bon voyage!»
Source : Gutenberg

Various L'Illustration, No. 3645, 4 Janvier 1913

Ainsi Detaille, depuis sa vingtième année, jusqu'à la fin de celle-ci, jeune, svelte, élégant et soigné comme à la parade, tête haute et regard fixe vers l'horizon qui a toujours, quel qu'il soit, l'air mystérieux d'une frontière,... ainsi le beau peintre d'armées, duquel sont en deuil les soldats autant au moins que les artistes, fut lui aussi, dans sa manière, un porte-drapeau.
Source : Gutenberg

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