B. Descubes, Revue des Deux Mondes tome 28, 1915
“ C’est la seule fois que j’aie vu des troupes évoluer sur un coin de champ de bataille. L’infanterie se replie derrière une petite éminence ; l’ennemi ne cesse pas son feu, d’ailleurs peu efficace ; ses batteries, un peu à notre droite, tirent sans être gênées ; les nôtres sont silencieuses, faute d’objectif. Nous sommes effrayés de l’énorme autant qu’inutile consommation de projectiles allemands ; néanmoins, ce tapage infernal, si nouveau pour nos oreilles, nous impressionne ; notre offensive est arrêtée, il nous manque de l’artillerie lourde pour détruire les grosses batteries allemandes. ”
