Bernard Descubes, Revue des Deux Mondes tome 28, 1915
“ On s’endort ainsi, souvent, une ou deux minutes, jusqu’à ce que l’appel d’un camarade « qui ne vous voit plus » vous réveille en sursaut, ou que le cheval bronche sur un caillou. Enfin, nous approchons de notre position de batterie ; un combat de nuit est engagé ; la fusillade crépite, tandis que les grosses pièces « balancent » de terrifiantes marmites qui geignent lamentablement dans le brouillard, et que les fusées éclairantes inondent le sol d’une nappe de lumière crue, aveuglante ; c’est une impression sinistre, quoique l’on soit, évidemment, plus en sécurité qu’en plein jour. ”
