Fernand de Saporta

Résumé

Fernand de Saporta Le capitaine Fernand de Saporta… (1920)

Vers 16 heures, pendant deux heures nous subissons un énorme bombardement de la position; nous recevons des obus de gros calibres et de campagne; bombardements intenses qui font beaucoup d'impression à l'infanterie; pour nous, nous sommes évidemment plus habitués à subir le feu d'artillerie. Pas d'émotion; avons deux hommes blessés, chevaux et mulets touchés.
Soirée plus calme; je dors dans une petite cabane de feuillage; il fait beau d'ailleurs, c'est l'important pour les nuits de bivouac. Cette vie a ses charmes!
Source : Gallica

Fernand de Saporta Le capitaine Fernand de Saporta… (1920)

Nous causons de l'incertitude du lendemain, ne sachant ni où nous allons, ni les fonctions que nous aurons. Mais, dans cette incertitude, il y a une force, nous sommes des fouages aveugles dans la grande machine humaine qui sera l'instrument de Dieu pour notre salut. Je me sens heureux, malgré tout ce que j'abandonne et qui est vraiment tout ce que j'aime, mais me sens dans le chemin du mieux, du vrai, sans les hésitations qui me font souffrir dans la vie. Du reste, depuis que notre départ a été certain, nous sommes tous les trois moins nerveux et très calmes.
Source : Gallica

Fernand de Saporta Le capitaine Fernand de Saporta… (1920)

« Toute la 75e division est composée de Méridionaux. Pour moi, je ne les crois ni lâches, ni peureux, mais évidemment indisciplinés et raisonneurs. Ils sont spéciaux et il faut connaître leur mentalité pour les commander. Je crois qu'avec ma connaissance de leur caractère, je pourrai en tirer le maximum. Je voudrais faire un noyau d'élite dans ma batterie. L'exemple est énorme. Il faut faire plus qu'on ne doit pour que les hommes fassent assez. » Le capitaine de Saporta fit, comme il disait, plus qu'il ne devait. C'est la locution usitée dans nos démocraties.
Source : Gallica

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