Résumé

Historique du 22e régt d'artillerie pendant la campagne contre l'Allemagne (1920)

On tire quand même : officiers, sous-officiers et servants ravitaillent, servent les pièces, se prodiguent avec une fièvre qui les rend insoucieux de la fatigue et du danger.
Les conducteurs rivalisent de courage et de sang-froid. Partis des échelons dès le crépuscule, ils passent la nuit à découvert sur la route où les convois se croisent, se heurtent, s'enchevêtrent sous le harcèlement de l'artillerie.
Des voitures sautent, des chevaux s'abattent éventrés; l'ordre en est à peine compromis.
Source : Gallica

Historique du 22e régt d'artillerie pendant la campagne contre l'Allemagne (1920)

Autour d'eux, des monceaux de douilles vides, pas le moindre chemin, une route défoncée, balayée toute la nuit par l'artillerie allemande : voilà pour les communications. Mais le courage est à la hauteur des circonstances. On vit sans sommeil et sans repos, n'ayant pour abris que des terriers sommaires fréquemment transformés en citernes.
Les obus s'acharnent, renversent ou brisént le matériel, ou, en traversant des sapes, écrasent des servants, ou défoncent des tombes fraîches dont le nombre s'accroît chaque jour, ou allument des incendies dans lès dépôts de munitions.
Source : Gallica

Historique du 22e régt d'artillerie pendant la campagne contre l'Allemagne (1920)

Dans cet enfer de Verdun, où il tombe, nuit et jour, plus d'un obus par seconde, les téléphonistes arrivent à maintenir les liaisons.
La rafale est à peine passée, hachant bout, qu'on les voit courir faire les soudures nécessaires, montrant un magnifique courage; les coureurs passent plusieurs fois par jour dans la fournaise, porter ordres et C. II. qui arrivent ponctuellement. A la 5e batterie, l'abri du capitaine Dhaille est complètement défoncé; le sous-lieutenant Vimont est blessé.
Source : Gallica

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