Résumé

Historique du 3e régiment d'artillerie… (19..)

La consommation moyenne de chaque batterie, qui dépasse mille coups par jour, peut seule donner une idée de la besogne des artilleurs. Le soir, surtout à la tombée de la nuit, toute la plaine s'allume ; les fusées rouges se répondent de la Meuse à Souville ; d' innombrables batteries de 75 déclanchent leurs barrages avec une intensité formidable, dont le souvenir restera éternellement attaché à ce secteur.
Source : Gallica

Historique du 3e régiment d'artillerie… (19..)

Mais l'infanterie rendue nerveuse par des tirs de minenwerfer v demande fréquemment l'appui de l'artillerie qui ne doit pas cesser un seul instant d'être vigilante.
Les premières pluies de l'hiver détrempent le sol.
Pas de routes dans ce secteur où la boue est demeurée légendaire. C'est une lutte journalière contre l'eau qui envahit nos abris, contre les rats qui nous en chassent.
La vie serait triste sous ces grands bois sombres si les artilleurs du 3e ne conservaient pas malgré tout leur entrain et leur gaité.
Source : Gallica

Historique du 3e régiment d'artillerie… (19..)

L'artillerie ennemie devient plus agressive. Les bombardements à ypérite commencent sur une vaste échelle, prennent presque uniquement à partie les batteries, dont certaines reçoivent plusieurs milliers de projectiles dans l'espace de quelques heures. La 1 re et la 3e batterie ont tous leurs officiers évacués et plus de la moitié du personnel hors du combat. Dans l'intervalle de ces bombardements pour lesquels toute l'artillerie du secteur est concentrée sur une zone étroite, silence complet, anormal, presque aussi inquiétant que l'activité qui l'a précédé.
Source : Gallica

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