Martin, Campagne de Syrie, fragment d'une histoire inédite de Napoléon… (1848)
“ Au désert qui sépare la Syrie de l'Egypte, Bonaparte ajoute un désert de cinquante lieues. Des torches, allumées pour brûler les bourgades, les villages, les groupes d'oliviers et de riches moissons, éclairent notre marche. Sur un ciel pur et serein, la splendeur du soleil d Orient disparaît sous l'épaisse fumée des incendies. Gaza seule est épargnée ; les autres places ne sont plus que des ruines fumantes. Derrière elle, l'armée laisse un désert, et devant elle s'offre la vaste solitude des frontières de l'Egypte, où mille souffrances l'attendent. ”
