Résumé

Pierre Chambet Bonaparte à Lyon, ou Mon rêve de la nuit du 9 au 10 mars dernier… (1815)

Sire , on fait un vacarme affreux dans la
ville.
BONAPARTE.
Que t'importe : me crois-tu sourd ?
LE COMMISSAIRE.
Non certainement : vous entendez très-bien ; mais vous ne voyez pas que vos partisans , ivres de joie de vous revoir , s'amusent à enfoncer les portes, pillent les maisons, cassent et jettent par les fenêtres ce qu'ils ne peuvent emporter ; se répandent dans les rues , et maltraitent les honnêtes gens qu'ils rencontrent. Enfin la terreur est dans votre bonne ville de Lyon. Qu'ordonne votre majesté pour arrêter ce désordre ?
Source : Gallica

Pierre Chambet Bonaparte à Lyon, ou Mon rêve de la nuit du 9 au 10 mars dernier… (1815)

CAMBRONNE et BRAYER.
Sire , ces maisons ne sont occupées que par des royalistes qui se cachent ; mais ils le payeront cher. Quand vous serez rentré dans votre palais, nous leur lâcherons les dogues qui nous entourent.
(12)
BONAPARTE.
Cest bien penser. Faites ce que vous voudrez , avant de vous faire tuer pour moi.
Le cortège arrive à l'Archevêché. Bonaparte y monte avec sa suite. Le peuple revient comme un torrent sur la place Bellecour, en criant : Irluminez ; il casse et brise à coup de pierres les portes et les vitres.
Source : Gallica

Pierre Chambet Bonaparte à Lyon, ou Mon rêve de la nuit du 9 au 10 mars dernier… (1815)

BERTRAND.
Sire, ce ne sont que vos amis. Des fils ne s'arment pas contre un aussi tendre père;
B ONAPARTE.
Tu me fais une phrase de tragédie , mon, petit Bertrand ; mais j'ai donné les étrivières à tous ces sacripans : ils doivent s'en souvenir encore.
( 10)
SCENE IV.
Le cortège est à la descente du Pont, et jusqu'à l'Archevêché, le peuple qui l'entoure fait entendre mille cris différens, il trépigne, il hurle.
LES MÊMES, LE PEUPLE. BONAPARTE à Brayer.
C'est une rage: on m'assourdit. Fais donc taire un peu , Brayer.
Source : Gallica

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