Résumé

Félix Bouvier La révolte de Casalmaggiore, août 1796 (1906)

Au son redoublé du tocsin de la ville, auquel répondaient les cloches des villages, Molossi et Boïna entraînèrent leurs bandes à Villanova où ils se proposèrent d'interdire le pont du canal aux Français. On barricada le pont; des jeunes gens de la ville, des enfants plutôt, s'amusèrent à ce jeu stupide, ne craignant pas de sommer la Municipalité de leur fournir poutres et fers, vivres et surtout du vin pour soutenir les courages. Ils contraignirent même des ouvriers charpentiers à les aider dans la construction d'une si ridicule barrière.
Source : Gallica

Félix Bouvier La révolte de Casalmaggiore, août 1796 (1906)

La municipalité répartit de même les officiers en ville où on leur fit bon accueil. Le comte Favagrossa, enfin convaincu de son imprudence, tenta alors de mettre fin au tumulte, mais son influence y échoua, la canaille écoutant de préférence les deux autres chefs, Molossi et Boïna, qui flattaient davantage ses instincts de violence et ses passions. Le tocsin continua à résonner, et la poursuite des Français à travers la campagne ne cessa point.
Source : Gallica

Félix Bouvier La révolte de Casalmaggiore, août 1796 (1906)

Boïna et Molossi, ainsi que les plus ardents meneurs, s'éclipsèrent. Seul le comte Favagrossa eut le noble courage d'affronter la colère du vainqueur. Les Français s'étaient avancés, leurs deux canons au premier rang, mèche
1. Le général Serviez, dit M. Pellini, agitait en signe de paix un mouchoir blanc. Il est possible que le général Roergas de Serviez, le futur député et préfet des Basses-Pyrénées, qui commandait alors la place, Crémone, accompagnât la colonne Rambeaud; rien, en fait, dans les documents français, ne permet de l'établir avec certitude.
Source : Gallica

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