Jean-Étienne Champion de Gaulle

Définition et enjeux

Bibliothèque nationale Charles de Gaulle, la conquête de l'histoire… (1990)

Maurice Schumann annonce mon allocution par les mots habituels : "Honneur et patrie ! Voici le général de Gaulle !" Alors, pour la première fois depuis quatre affreuses années, cette foule française entend un chef français dire devant elle que l'ennemi est l'ennemi, que le devoir est de combattre, que la France, elle aussi, remportera la victoire. En vérité, n'est-ce pas cela la "révolution nationale" ?
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Charles de Gaulle, la conquête de l'histoire… (1990)

Cette sèche énumération de dates dessine un cursus, mais ne livre rien de l'essentiel : le secret de la formation d'une personnalité dont l'événement révèlera soudain dans le désastre de l'armée foudroyée qu'elle était hors du commun. Dans le cas de Charles de Gaulle, le mystère ordinaire de chaque destinée individuelle se double de l'énigme d'un destin extraordinaire. Imaginons que l'histoire générale ait pris un autre cours : que la France par exemple ait gagné la bataille des frontières au printemps 1940 ou, mieux encore, que la guerre n'ait point éclaté en 1939.
Source : Gallica

Bibliothèque nationale Charles de Gaulle, la conquête de l'histoire… (1990)

Que fait le général de Gaulle dans son Appel du 18 juin 40 ? Il prend ses distances à l'égard de nos chefs militaires d'alors : ils "ont formé un gouvernement" et "ce gouvernement s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat" ; ils ont été "submergés" parce qu'ils n'ont pas su prévoir le rôle de la force mécanique dans la guerre. Plus encore, le Général leur reproche de faire à nouveau une analyse fausse de la situation : ils croient à la défaite alors que lui considère que "rien n'est perdu pour la France" et qu'une victoire est encore possible.
Source : Gallica

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