Résumé

Portrait de Pierre Foncin Pierre Foncin L'anneau de César (Nouvelle édition augmentée d'une Etude sur la Gaule ancienne à l'époque de Jules César… (1900)

Moi le complice de César! Moi espérer de lui l'empire de la Gaule!
De lui, je ne puis espérer que le supplice le plus cruel et le plus ignominieux, car à ses yeux je suis le plus coupable d'entre vous. L'autorité, je ne puis l'attendre que de vos libres suffrages, et la gloire, que de votre bravoure. Ayez confiance, ayez courage. Vous combattez pour une juste cause, et les dieux ne peuvent favoriser des enseignes souillées par les atrocités d'Avaricum. Seulement il ne suffit pas d'être braves : il faut être dociles aux chefs; il faut pouvoir supporter l'attente, les privations, le labeur.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Foncin Pierre Foncin L'anneau de César (Nouvelle édition augmentée d'une Etude sur la Gaule ancienne à l'époque de Jules César… (1900)

Au lieu du Dieu vivant, ce qu'on adorera dans les villes nouvelles, ce seront des idoles de pierre et de marbre, des statues de brigands romains. Regardez, dans vos villes et dans vos villages, passer ces maquignons d'Italie. Ils te soupèsent et t'évaluent du coin de l'œil, toi, Boïorix, et calculent ce qu'un esclave de ta taille et de ta force, attelé aux meules, pourrait moudre de blé en un jour. Et toi aussi, Dumnac, et toi, Arviragh, ils supputent ce qu'on vendrait bien une paire de hardis gladiateurs comme vous, qui s'entr'égorgeraient si bravement sous les yeux du peuple-roi !
Source : Gallica

Portrait de Pierre Foncin Pierre Foncin L'anneau de César (Nouvelle édition augmentée d'une Etude sur la Gaule ancienne à l'époque de Jules César… (1900)

César peut bien vous laisser quelques jours en paix : vous faites son œuvre. Il peut vous dédaigner, puisque vous, gens de la Rivière, vous ne savez que passer les jours à chasser et à boire, quand vous, gens de l'île, vous ne savez que demander ce qu'il y a de nouveau, et qu'enfin tous, vous vous haïssez plus entre vous que vous ne détestez l'ennemi commun. Vous aurez le sort de tous ces peuples gaulois, dont les uns par orgueil se présentent seuls au combat, tandis que les autres, par jalousie ou couardise, les regardent
mourir ou même fournissent à l'ennemi des contingents.
Source : Gallica

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