Résumé

Louis Francoeur La situation, ce soir : causeries prononcées à Radio-Canada (1941)

L'idée première du mouvement des Français libres, c'est en effet quelque chose de spirituel. C'est leur volonté de rester fidèles aux alliances du pays, de continuer la guerre contre l'ennemi de la patrie et de montrer au monde que tous les Français ne sont pas unanimes dans la soumission. Les Forces françaises libres sont nées du patriotisme d'un homme, lequel n'a jamais trempé dans la politique, d'un homme qui est, d'abord, un soldat français: le général de Gaulle.
Source : Gallica

Louis Francoeur La situation, ce soir : causeries prononcées à Radio-Canada (1941)

Et c'est pourquoi, quand on entend certains hommes de la France occupée se montrer si généreux dans les blâmes qu'ils prodiguent aux politiciens, aux ouvriers, aux capitalistes et à tout le monde, on se demande avec étonnement pourquoi ils ne blâment pas avec autant d'énergie les états-majors. Car il est un fait dont on ne peut sortir: la victoire allemande est une victoire militaire. Ce ne sont pas les civils qui avaient le devoir de tenir les armées de la patrie en état d'efficacité; ce ne sont pas les civils qui avaient à prévoir et à déjouer les plans de l'ennemi
Source : Gallica

Louis Francoeur La situation, ce soir : causeries prononcées à Radio-Canada (1941)

Mais un état-major, vieilli dans le culte des routines 1914-1918, ne l'a pas compris ou ne l'a pas pris au sérieux. "Prenez garde", disait-il, "de vous laisser griser par la ligne Maginot; vous oubliez les principes de Frédéric II, de Wellington et de Napoléon; vous oubliez la règle de conduite de Foch. Une guerre purement défensive est une guerre perdue, et l'attaque de demain se fera par la machine". En même temps que l'état-major français haussait les épaules, l'état-major allemand traduisait ses livres et en faisait les manuels de la technique nouvelle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature