Pierre Bourdan,
Carnet des jours d'attente : [juin 1940-juin 1944…
(1945)
“ Des citadines partaient par milliers pour travailler la terre, battre, engranger, labouier. L'armée s'improvisait, se constituait, tirait les leçons de la catastrophe, créait des unités plus souples et plus maniables entièrement motorisées. L'Angleterre assiégée allait bombarder l'Allemagne. Car si le pays avait adopté cette fière devise : « We can take it » — nous savons encaisser — il est tout de même réconfortant de penser qu'on est capable de rendre quelques-uns des coups qu'on reçoit. La flotte veillait toujours et allait chercher en Amérique des armes pour la défense de l'île. ”
