Résumé

Portrait de Pierre Bourdan Pierre Bourdan Carnet des jours d'attente : [juin 1940-juin 1944… (1945)

Des citadines partaient par milliers pour travailler la terre, battre, engranger, labouier. L'armée s'improvisait, se constituait, tirait les leçons de la catastrophe, créait des unités plus souples et plus maniables entièrement motorisées. L'Angleterre assiégée allait bombarder l'Allemagne. Car si le pays avait adopté cette fière devise : « We can take it » — nous savons encaisser — il est tout de même réconfortant de penser qu'on est capable de rendre quelques-uns des coups qu'on reçoit. La flotte veillait toujours et allait chercher en Amérique des armes pour la défense de l'île.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Bourdan Pierre Bourdan Carnet des jours d'attente : [juin 1940-juin 1944… (1945)

Il n'y avait de donnée immédiate
que cette résolution anglaise, force mal calculable, avec, pour points d'appui, la fermeté d'âme d'un grand gentilhomme d'aventure, le courage inconscient et superbe de sa nation, une seule division de ligne en état de combattre, la flotte, une poignée d'aviateurs, et l'impossibilité quasi surnaturelle où sont les hommes de croire au triomphe absolu du mal. A ces armes, l'ennemi opposait une puissance de feu, de calcul, d'élan et de conquête inouïs, avec une traite en blanc sur toutes les ressources de l'Europe.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Bourdan Pierre Bourdan Carnet des jours d'attente : [juin 1940-juin 1944… (1945)

L'ennemi voulait forcer l'Angleterre à engager toute son aviation de chasse. Il pouvait se permettre le luxe de sacrifier autant d'appareils que toute la R. A. F. en comptait, et conserver encore une aviation puissante. Il l'essaya.
Singulière bataille qui, livrée par un temps presque constamment clair, ne suscitait partout qu'une curiosité passionnée, comme un match qui aurait eu tout un peuple pour assistance et pour enjeu. Des toits et des rues de Londres jusqu'aux fermes plantureuses du Kent ou du Sussex, on observait intensément les péripéties des combats, comme un spectacle unique.
Source : Gallica

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