Martin,  Campagne de Syrie, fragment d'une histoire inédite de Napoléon… (1848)

“ Au désert qui sépare la Syrie de l'Egypte, Bonaparte ajoute un désert de cinquante lieues. Des torches, allumées pour brûler les bourgades, les villages, les groupes d'oliviers et de riches moissons, éclairent notre marche. Sur un ciel pur et serein, la splendeur du soleil d Orient disparaît sous l'épaisse fumée des incendies. Gaza seule est épargnée ; les autres places ne sont plus que des ruines fumantes. Derrière elle, l'armée laisse un désert, et
devant elle s'offre la vaste solitude des frontières de l'Egypte, où mille souffrances l'attendent.
”
Source : Gallica

Martin,  Essai sur l'origine du langage et de l'écriture… (1835)

“ Cette langue apportait alors, par avance, à l'homme toutes les perceptions à venir, puisqu'elle lui en donnait les mots; la révélation d'une langue entraînait celle de toutes les institutions humaines. Dira-t-on que Dieu n'en traça que les premiers élémens, que l'homme devait étendre en raison du développement de son intelligence ?
Pourquoi l'homme, doué du pouvoir de créer de nouveaux mots, n'a-t-il pu créer les premiers, puisque les uns et les autres dépendaient de son organisation physique et morale. Ensuite ces premiers élémens du langage devaient-ils sentir l'imitation?
”
Source : Gallica

Martin,  Campagne de Syrie, fragment d'une histoire inédite de Napoléon… (1848)

“ Mille pensées roulent dans son esprit: quel autre que lui peut arracher la France à tant de périls? Pichegru est flétri, et Moreau éclipsé; Hoche n'est plus. N'est-il pas l'homme unique, l'homme nécessaire?. Du fond de l'Orient, il reparaîtra couronné des palmes de Memphis et de l'Idumée; il dissipera l'anarchie , rappellera la victoire et sauvera la France.
L'immortelle bataille d'Aboukir, dont le bruit va précéder ses pas, a terminé pour lui la conquête de l'Egypte.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature