Résumé

Martin Essai sur l'origine du langage et de l'écriture… (1835)

Cette langue apportait alors, par avance, à l'homme toutes les perceptions à venir, puisqu'elle lui en donnait les mots; la révélation d'une langue entraînait celle de toutes les institutions humaines. Dira-t-on que Dieu n'en traça que les premiers élémens, que l'homme devait étendre en raison du développement de son intelligence ?
Pourquoi l'homme, doué du pouvoir de créer de nouveaux mots, n'a-t-il pu créer les premiers, puisque les uns et les autres dépendaient de son organisation physique et morale. Ensuite ces premiers élémens du langage devaient-ils sentir l'imitation?
Source : Gallica

Martin Essai sur l'origine du langage et de l'écriture… (1835)

La langue samscrile, langue classique des Indiens, est la plus perfectionnée de toutes les langues anciennes, en sorte qu'elle n'a plus un caractère si primitif, mais elle renferme plus que d'autres le caractère du peuple qui la parlait et du climat qui l'a vue naître.
La langue hébraïque renferme, entre autres caractères primitifs, un grand nombre de monosyllabes et des règles grammaticales peu compliquées.
Source : Gallica

Martin Essai sur l'origine du langage et de l'écriture… (1835)

Mais ce qui est à redouter encore, ce qui contribue surtout à obscurcir les questions humaines, et par conséquent à en retarder la solution, c'est l'esprit de système, qui avance pour des faits les simples rêves d'une imagination exaltée ou prévenue, qui n'aborde dans ces questions que le côté qui favorise une idée préconçue, ou les enferme dans les étroites limites d'une doctrine ou d'une secte.
Source : Gallica

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