Radical (linguistique)

Définition et enjeux

Portrait de Ferdinand de Saussure Ferdinand de Saussure,  Cours de linguistique générale (1916)

“ « attelle ! », nous apparaissait comme un mot fléchi à désinence zéro, nous dirons que phlóg- « flamme » est un thème à suffixe zéro. Aucune confusion n’est possible : le radical reste distinct de la racine, même s’il lui est phoniquement identique.
La racine est donc une réalité pour la conscience des sujets parlants. Il est vrai qu’ils ne la détachent pas toujours avec une égale précision ; il y a sous ce rapport des différences, soit au sein d’une même langue, soit de langue à langue.
”
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Portrait de Julien Vinson Julien Vinson,  Revue de linguistique et de philologie comparée

“ Et quelle forme dialectique devrons-nous tenir pour plus authentique ? Il nous faudra incontestablement, avant de commencer notre excursion en Bretagne ou en Amérique, chercher la forme du verbe basque la plus rapprochée possible de l’époque de création ou d’emprunt ; il nous faudra par conséquent comparer toutes les variétés dialectales d’une même forme pour retrouver le type fondamental. Or, un tel travail montre d’une façon irrécusable la présence du radical iz à toutes les formes du présent et de l’imparfait de l’auxiliaire „être“. ”
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Portrait de Charles-Eugène Ujfalvy de Mezőkövesd Charles-Eugène Ujfalvy de Mezőkövesd,  La Hongrie, son histoire, sa langue et sa littérature

“ D'ailleurs, la loi des harmonies phonétiques exige un organisme de langue non flexible se basant sur l'inaltération de la voyelle du radical, qui protège la racine de suffixes innombrables et lourds voulant l'écraser sous leur poids. Dans les langues agglutinantes, le radical exerce une influence sur la voyelle des suffixes, tandis que dans les langues flexibles, ce sont les suffixes qui influent sur la voyelle du radical. ”
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