Antoine Chansselle, Traité de la formation des mots dans la langue latine… (1843)
“ REMARQUE. La voyelle qui précède ou suit la consonne lui est étrangère à proprement parler, et ne sert qu'à lui donner du corps, à la rendre susceptible d'être prononcée. Du reste, étant très-variable, elle ne mérite qu'une attention médiocre, quoique souvent elle fixe le sens usuel de la racine ; il n'y a de vraiment radical que la consonne ou les consonnes qui constituent, pour ainsi dire, la charpente des racines. Les voyelles changent ou disparaissent, les consonnes restent ou ne subissent que des changements euphoniques renfermés dans le cercle étroit des articulations homorganiques. ”
