Résumé

Portrait de Joseph Anglade Joseph Anglade Grammaire élémentaire de l’ancien français

Le pronom régime d’un infinitif qui dépend d’un verbe à un mode personnel ne s’intercale pas entre ce verbe et l’infinitif, comme dans la syntaxe moderne, mais il se met ordinairement devant le verbe principal, qui est considéré comme faisant corps avec l’infinitif suivant ; ainsi l’ancienne langue disait : je le veux voir ; je le veux conseiller. Cette tournure était encore l’usage habituel au xviie siècle [17] .
Le pronom personnel accentué, sans préposition, dans les propositions indépendantes non impératives, se place ordinairement avant le verbe ; mais il peut aussi se placer après.
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Une grande liberté — qui n’est pas d’ailleurs l’arbitraire, mais qui provient quelquefois d’une conception logique non gênée par des règles étroites — règne dans cette partie de la syntaxe, comme dans celles que nous avons déjà étudiées.
En ce qui concerne l’emploi des modes, la règle générale, conservée par l’usage moderne, est que l’indicatif est de rigueur quand il s’agit d’un fait réel, tandis que le subjonctif s’emploie quand il s’agit d’un fait simplement possible ou douteux.
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Le mode irréel, c’est-à-dire l’hypothèse se rapportant au passé ou à un présent irréalisable, s’exprime de différentes manières.
Le verbe de la proposition conditionnelle est : 1) ordinairement à l’imparfait du subjonctif (ou plus rarement au plus-que-parfait) ; 2) quelquefois, comme dans la langue moderne, à l’imparfait ou au plus-que-parfait de l’indicatif ; 3) plus rarement au conditionnel.
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