Résumé

Léon Clédat,  Nouvelle grammaire historique du français… (1905)

“ Ainsi dans mourir, le radical est tantôt meur, tantôt mour. L'une de ces formes s'emploie toutes les fois que le radical est tonique, c'est-à-dire quand la flexion est constituée par une consonne ou qu'elle ne contient pas d'autre voyelle que l'e muet : il meurt, ils meurent. L'autre forme s'emploie quand le radical est atone, quand l'accent tonique porte sur la flexion, c'est-à-dire quand la flexion contient une voyelle autre qu'un e muet. Nous dirons donc que meur est le radical tonique et mour le radical atone du verbe mourir. ”
Source : Gallica

Léon Clédat,  Nouvelle grammaire historique du français… (1905)

“ Il faut dire que « ordonner » s'emploie quelquefois avec l'indicatif, auquel cas le verbe subordonné se mot naturellement au futur dans le passé, si « ordonner » est lui-même à un temps du passé, ou au futur, si «ordonner» est au présent (Il ordonne qu'ils seront brûles) . Quand on emploie le subjonctif, on met le verbe au temps du subjonctif qui correspond à l'un ou l'autre de ces temps de l'indicatif, c'est-à-dire au présent pour le futur, et à l'imparfait pour le futur dans le passé : « Il ordonne qu'ils soient brûlés, il ordonna qu'ils fussent brûlés. » ”
Source : Gallica

Léon Clédat,  Nouvelle grammaire historique du français… (1905)

“ Sans la langue littéraire, l'imparfait du subjonctif serait bien près de disparaître.
Impératif. — L'impératif n'a que deux formes : parle, aie parlé. « Parle » est, à vrai dire, non un présent, mais un futur. Si l'action était présente, on n'aurait pas à l'ordonner. Il en résulte que « aie parlé » est un futur antérieur : « Aie fini quand nous arriverons. »
Infinitif. —L'infinitif équivaut à un substantif exprimant l'action du verbe sans détermination de temps. Le temps de l'action marquée par un infinitif ou par un substantif est précisé par le verbe à mode personnel qui les régit.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature