August Schleicher

August Schleicher

Résumé

Portrait de August Schleicher August Schleicher Les langues de l'Europe moderne (1852)

On connaît tous les ordres des êtres organiques; pourquoi s'arrêterait-on devant les langues américaines et océaniques ?
énigmatique : il a l'air d'être la seule langue aborigène ou primitivement née dans l'Europe, tandis que toutes les autres nations européennes, c'est-àdire celles qui appartiennent à la classe indo-germanique et à la classe tatare, semblent y avoir fait invasion du fond de l'Asie. Après avoir mieux étudié le finnois, l'albanais, le celtique, on n'a plus le droit de les regarder, comme on l'avait fait, comme des idiomes aborigènes ou primitivement établis en Europe.
Source : Gallica

Portrait de August Schleicher August Schleicher Les langues de l'Europe moderne (1852)

Quant au style individuel d'une seule personne, il est sans influence immédiate sur les formes et les lois phonétiques de l'idiome, et ne saurait être regardé comme une subdivision. Il n'en est pas de même du patois, dernière division de la langue ; le patois est toujours le résultat non réfléchi de la concordance non préméditée qui existe entre plusieurs personnes. Le patois est nécessairement de la spontanéité, le style individuel est nécessairement de la liberté.
Source : Gallica

Portrait de August Schleicher August Schleicher Les langues de l'Europe moderne (1852)

Les idiomes slaves occupent en Europe un espace plus étendu que toute autre langue. Depuis le fleuve Duna (Dwina) à l'est, jusqu'aux Montsdes-Métaux (Bohême et Saxe) à l'ouest, et dans les anciens temps encore bien plus loin vers le cœur même de l'Allemagne; depuis la rive de la mer Glaciale jusqu'à celle des mers Adriatique et Noire, et jusqu'à l'archipel grec, voilà l'énorme domaine des Slaves d'Europe.
Source : Gallica

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