Romanisation

Définition et enjeux

J. Barbey d'Aurevilly,  Les diaboliques

“ Nonobstant, si on osait oser, un Suétone ou un Tacite, romanciers, pourraient exister, car le Roman est spécialement l’histoire des mœurs, mise en récit et en drame, comme l’est souvent l’Histoire elle-même. Et nulle autre différence que celle-ci : c’est que l’un (le Roman) met ses mœurs sous le couvert de personnages d’invention, et que l’autre (l’Histoire) donne les noms et les adresses. Seulement, le Roman creuse bien plus avant que l’Histoire. Il a un idéal, et l’Histoire n’en a pas : elle est bridée par la réalité. Le Roman tient, aussi, bien plus longtemps la scène. ”
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Portrait de Edmond de Goncourt Edmond de Goncourt,  Préfaces et Manifestes littéraires

“ Aujourd'hui que le Roman s'élargit et grandit, qu'il commence à être la forme sérieuse, passionnée, vivante, de l'étude littéraire et de l'enquête sociale, qu'il devient, par l'analyse et par la recherche psychologique, l'Histoire morale contemporaine; aujourd'hui que le Roman s'est imposé les études et les devoirs de la science, il peut en revendiquer les libertés et les franchises. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Abel Chevalley Abel Chevalley,  Le Roman anglais de notre temps

“ Si, dans ces limites, on osait tenter une définition du roman, peut-être n’arriverait-on à rien de mieux qu’à dire que c’est une fiction en prose et d’une certaine étendue.
Les Anglais ont, il est vrai, deux mots pour désigner la fiction en prose. L’un : « romance », s’applique aux œuvres où l’imagination prédomine sur l’observation. L’autre : « novel », désigne le genre plus récent qui a pour domaine la vie de tous les jours et de tous les humains.
”
Source : Wikisource

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