Résumé

Raoul Rosières L'évolution de l'architecture en France (1894)

Impossible de continuer l'art gothique puisque l'art néo-latin l'a tué au XVIe siècle. Impossible de continuer l'art néo-latin puisque l'art grécoromain l'a tué sous l'Empire. Impossible de continuer l'art gréco-romain puisque le Romantisme vient de le tuer à son tour. On se trouve en plein désarroi devant l'inconnu, sans une tradition, sans une règle, sans un idéal. L'architecture est dans l'anarchie.
Source : Gallica

Raoul Rosières L'évolution de l'architecture en France (1894)

Cette culture d'un art mort, qui n'a jamais pu réussir dans le passé, réussira d'autant moins dans l'avenir que le génie moderne, poursuivant son existence indépendante, s'éloignera chaque jour davantage du génie romain. Par suite, l'architecture française, à moins de retomber encore dans le cercle vicieux où elle s'est déjà trois fois fourvoyée, doit tendre à se dégager, dans la mesure du possible, de toutes les formes essentiellement grécolatines dont la conservation l'empêcherait de prendre la physionomie propre que son milieu physique et intellectuel l'oblige à contracter.
Source : Gallica

Raoul Rosières L'évolution de l'architecture en France (1894)

La société poursuit une série de transformations si rapides et si profondes que le plus sagace penseur ne saurait conjecturer aujourd'hui ce qu'elle sera demain. Deviner quels genres de monuments publics elle demandera à l'architecte dans cent ans serait aussi impossible qu'il l'aurait été de prédire sous Louis XV les palais pour assemblées législatives ou les gares de chemins de fer qu'elle lui demande de nos jours.
Toutefois, si nous ne pouvons prédire ce que sera l'architecture, nous pouvons du moins entrevoir ce qu'elle ne pourra plus être.
Source : Gallica

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