Raoul-Rochette

Résumé

Raoul-Rochette,  Revue des Deux Mondes

“ Mais quand la France perdit l’empire, M. Percier, réduit à lui seul, conserva son école, et par elle son autorité ; l’Europe resta, pour l’architecture tributaire, encore d’un Français. C’est le goût de M. Percier, c’est son esprit qui continua de dominer, là où notre force avait été vaincue par les élémens ou par les hommes, là où nos armes mêmes n’avaient pu pénétrer ; à Londres, à Saint-Pétersbourg, comme à Vienne, à Madrid, à Berlin, tout ce qu’il y a maintenant d’habiles architectes en Europe, est sorti de cet entresol du Louvre où M. Percier a vécu. ”
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Raoul-Rochette,  Revue des Deux Mondes

“ C’est à l’Acropole qu’Athènes dut sa naissance, et que l’humanité, instruite par Athènes, dut sa civilisation et ses lumières. Le premier siége de sa religion, le plus auguste sanctuaire de son culte, les plus grands monumens de son génie, les plus glorieux trophées de sa liberté, c’est sur l’Acropole qu’Athènes les érigea ; c’est là qu’ils se retrouvent dans les plus admirables débris qui soient au monde ; et lorsque Athènes a disparu tout entière du sol de l’Attique, c’est sur l’Acropole qu’elle existe encore tout entière. ”
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Raoul-Rochette,  Revue des Deux Mondes

“ Que croyez-vous donc, qu’on ait fait de ce sol si précieux, dont la moindre parcelle contient quelques débris de l’art attique, dont la poussière même rendrait de l’or entre les mains d’un antiquaire. On en a fait le marché de la ville moderne, et ce marché, construit en baraques de bois, de l’aspect le plus misérable, et adossé contre des murailles antiques d’une puissance et d’une solidité qui ont résisté à tant de siècles, offre ainsi le contraste le plus pénible, le spectacle le plus désolant qu’on puisse voir. ”
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