Gauttier d’Arc, Revue des Deux Mondes
“ Avant d’aborder l’Attique, j’habitais depuis quelque temps Égine, et la capitale nouvelle de la Grèce régénérée peut bien évoquer aussi de nombreux souvenirs. Sans remonter aux temps mythologiques, à l’époque où cette île recélait les mystérieuses amours de la fille d’Asope et de Jupiter, la vieille terre d’OEnopie est fière d’avoir accueilli et consolé Aristide et Démosthènes dans leur exil. Égine offrait aussi ses bosquets de lauriers, de myrtes et de roses à la voluptueuse Laïs, quand, fatiguée du tumulte d’Athènes, elle voulait s’environner d’ombre, de silence et de paix. ”
