Résumé

Émile Bayard L'art de reconnaître les styles… (1913)

Et en effet, un édifice sans symétrie, sans ordre ni proportion, ressemble à de la musique écrite sans plan, de même que dans un beau monument on ne saurait, sans nuire à son équilibre, ajouter une fenêtre ni en retrancher une.
Tout art, enfin, comporte une harmonie sans cependant qu'il transige avec son but ni avec sa propre signification.
Et, précisément, il est piquant de constater l'inertie de nos époques où l'architecture comme le mobilier résistent si violemment à l'harmonie impulsive du
romantisme à la fois chanté par la littérature, la peinture et la sculpture.
Source : Gallica

Émile Bayard L'art de reconnaître les styles… (1913)

Aussi bien, nous ne quitterons pas l'architecture française moderne sans reviser, à propos d'originalité, les architectures à partir du style François Ier par exemple, dont l'unité put donner le change, en dépit de l'action des artistes italiens, à un véritable art national.
Eh vérité, il n'y a pas d'art national pour les modernes que celui qui sort, pour ainsi dire, des entrailles de la nation elle-même, comme le symbole et l'expression éloquente du système des idées et des sentiments qui forment la base de ses institutions, constituent sa vie collective et marquent son génie spécial.
Source : Gallica

Émile Bayard L'art de reconnaître les styles… (1913)

La forme elliptique, aussi calme que le plein cintre, plus douce et plus riche encore que l'ogive, plus variée et plus nuancée que tous deux, semble être, enfin, l'un des traits significatifs de l'architecture moderne.
De cet accord entre les besoins
de l'âme et les sentiments de l'esprit, entre les facultés rationnelles et la sensibilité esthétique, naquit le
style d'architecture, solidaire, répétons-le, de celui du mobilier.
Source : Gallica

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