Chapiteau corinthien

Définition et enjeux

Portrait de Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy Encyclopédie méthodique (1788)

Dans la vérité et lorsqu’on pénètre jusqu’au fond des choses, on en doit dire autant du chapiteau corinthien. Quoique ce chapiteau soit composé tantôt de fenilles d’acanthe, tantôt de seuilles de laurier, imisées sans doute d’après des productions naturelles, qui pourroit dire que ce ne soit pas une invention purement décorative et appartenant au génie de l’ornement ?
Source : Wikisource

Portrait de Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy Antoine Chrysostome Quatremère de Quincy Encyclopédie méthodique (1788)

Les Egyptiens et les Grecs après eux ne crurent faire rien autre chose que de l’ornement.
Le chapiteau corinthien n’est donc comme le chapiteau ionique, qu’une pure et simple composition décorative pour le plaisir des yeux. Et ce qui le prouveroit encore si cela avoit besoin de preuves, c’est qu’aux caulicoles de leurs acanthes et à la disposition de leurs feuilles, ils ajoutèrent d’assez nombreuses volutes.
Source : Wikisource

Ph. Thomas-Lefebvre Musée littéraire et scientifique de l'école et de la famille… (1859-1873)

Certes, si les colonnes de pierre et de marbre ne coûtaient pas fort cher, avouez qu'elles sont loin d'avoir la beauté de ces colonnes vivantes dont le chapiteau change de couleur trois ou quatre fois chaque année, et qui laissent tomber des sons mélodieux.
L'architecture, dans sa plus grande magnificence, a inventé le chapiteau corinthien, qui n'est que l'imitation imparfaite de cinq ou six feuilles d'acanthe. D'où vient qu'on paye si cher l'imitation de ce qui ne coûte rien?
C'est qu'on n'aime à posséder les choses que pour humilier ceux qui ne les possèdent pas
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature