Architecture byzantine

Définition et enjeux

J. Milsand Revue des Deux Mondes

Dès que l’architecture byzantine prend un caractère distinct, une tendance se dessine qui ne fera plus que grandir jusqu’à ce qu’elle ait atteint son maximum dans le gothique. Les chapiteaux seuls peuvent raconter cette histoire. Feuilles d’acanthe, volutes et moulures, tout chez les Grecs était arrivé à s’immobiliser, à se couler dans un moule immuable. On n’avait pensé que pour trouver des axiomes qui à l’avenir tinssent lieu de penser ; l’esprit des individus n’avait travaillé que pour inventer un formulaire national d’architecture.
Source : Wikisource

Portrait de Édouard Corroyer Édouard Corroyer L'architecture romane (Nouvelle édition… (1888)

Mais, dès le commencement du VIe siècle, l'art byzantin se dégage des traditions latines ; il marque l'essor d'un développement original qui s'est manifesté par une architecture hardie, laquelle témoigne de la grande science et de l'habileté des architectes byzantins.
Le caractère dominant de l'architecture byzantine réside dans l'emploi de la coupole comme partie architectonique, avec toutes les conséquences résultant de ce mode de construction.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Jacques Bourassé Jean-Jacques Bourassé Archéologie chrétienne, ou Précis de l'histoire des monuments religieux du moyen-âge… (1862)

L'architecture byzantine ne pouvait s'établir pure et entière dans l'Occident. C'était une plante exotique qui devait se modifier, en puisant dans le sol des sucs nouveaux et en recevant les influences d'un ciel étranger. Le mélange des artistes romains et des artistes grecs amena dans les édifices l'alliance des procédés et des principes des deux écoles. La fusion des deux styles, latin et byzantin, s'opéra plus ou moins lentement, suivant une foule de causes
particulières.
Source : Gallica

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