Résumé

J. Milsand Revue des Deux Mondes

En d’autres termes, l’art est fécond en résultats de vie en tant que l’artiste peint ou sculpte parce qu’il a foi en la vérité de ce qu’il exprime et parce qu’il aime l’objet qu’il représente ; il est fécond en résultats de mort en tant que l’artiste ne choisit et ne traite son sujet qu’en vue de faire parade de son talent et pour travailler à se faire admirer lui-même.
En définitive, le principe, le sentiment que M. Ruskin traduit par ces mots, l’amour de la nature, est comme un point incandescent d’où part un cône de lumière qui arrive à embraser tout son esprit.
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J. Milsand Revue des Deux Mondes

Non, elle ne m’a jamais aimé ! l’amour est à jamais amour. — Trouver la paix, la paix maudite de l’enfer ! Le poète a dit vrai : La douleur des douleurs est de se rappeler des momens plus heureux. Bâillonne bien ta mémoire, de peur de l’apprendre toi-même un jour, de peur que l’épreuve ne t’arrive dans le silence des nuits désolées, quand la pluie ruisselle sur le toit. Comme un chien, il chasse en songe, et toi, l’œil ahuri, tu regardes la muraille où l’ombre va et vient, où vacille la veilleuse mourante.
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Le mérite de M. Tennyson entre tous ces derniers, c’est d’impliquer plus de pensée et d’être en outre plus purement poète. Il n’a pas seulement trouvé un clavier qui n’était pas celui de l’esprit ; il sait ne mêler à ses notes aucun son d’une autre nature. Comme d’autres ont la majesté et la puissance, il a la suavité, la tendresse et le sublime de l’élévation morale. Ce sont les facultés affectueuses qui sont sans cesse éveillées chez lui, et c’est avec leurs sympathies et leurs impressions qu’il excelle à composer des morceaux d’ensemble à la fois riches et simples.
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