Allan Cunningham

Résumé

Allan Cunningham Revue des Deux Mondes

Il ne lui a fallu qu’un forgeron au milieu de sa forge pour lui donner le type d’un héros ; et ce héros est resté forgeron. Ce n’est ici que la dixième partie de ce qu’a su accomplir Walter Scott ; et, pour exécuter une telle œuvre, il fallait être poète de premier ordre, doué d’imagination, de sensibilité, d’observation, de connaissance du monde et des hommes ; comprendre le beau dans toutes ses variétés, sentir ce qui est grand, sympathiser avec l’héroïsme, et joindre à ce rare assemblage la puissance de combinaison, le talent de peindre.
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Allan Cunningham Revue des Deux Mondes

Wordsworth est le poète de la nature et l’homme aux nobles émotions, aux sentimens généreux, l’homme épris de tout ce qui tend à nous élever plus haut dans les idées d’honneur, de morale et de religion. Son style est, comme les sujets qu’il traite, simple, touchant et sans prétention. Peut-être entre-t-il quelquefois dans des détails trop minutieux, et l’on peut lui reprocher aussi d’avoir pris de temps à autre des choses trop vulgaires pour en faire l’objet de son inspiration. Mais on aimera toujours sa poésie pour les sentimens vrais et passionnés qu’elle respire.
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Allan Cunningham Revue des Deux Mondes

Je suis beaucoup moins content, pour ma part, de l’ouvrage sérieux qu’il a consacré au même sujet ; c’est une œuvre froide et sèche, qui n’a ni la dignité de l’histoire ni l’intérêt vif du roman. La main du malheur pesait alors sur Walter Scott : l’on dirait que son souffle glacé a flétri l’originalité et la fraîcheur d’imagination qui appartenaient à l’historien-poète ; on retrouve bien dans cet ouvrage les sentimens généreux et patriotiques de Walter Scott, mais non sa verve et la franchise de son talent.
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