Robert Southey, Roderic, le dernier des Goths (1840)
“ Mais il a fait dresser sa tente à quelques pas , Pour que sa fille y trouve un convenable asile, Et sur le vert gazon il s'est posé tranquille, Entouré des guerriers qui combattent sous lui: Il sait que dans sa foi chacun d'eux affermi, Saurait envisager d'une âme peu commune Pour un maître chéri l'une et l'autre fortune; Des liens resserrés par l'amour et l'honneur Sont la religion qu'ils sentent dans leur coeur. Tandis qu'aiguillonnés par une faim sévère Ils goûtaient les douceurs d'une frugale chère, Theudered et Félix remarquèrent soudain Des nuages poudreux à l'horison lointain. ”
