Robert Southey

Définition et enjeux

Robert Southey Roderic, le dernier des Goths (1840)

Mais il a fait dresser sa tente à quelques pas , Pour que sa fille y trouve un convenable asile, Et sur le vert gazon il s'est posé tranquille, Entouré des guerriers qui combattent sous lui: Il sait que dans sa foi chacun d'eux affermi, Saurait envisager d'une âme peu commune Pour un maître chéri l'une et l'autre fortune; Des liens resserrés par l'amour et l'honneur Sont la religion qu'ils sentent dans leur coeur. Tandis qu'aiguillonnés par une faim sévère Ils goûtaient les douceurs d'une frugale chère, Theudered et Félix remarquèrent soudain Des nuages poudreux à l'horison lointain.
Source : Gallica

Allan Cunningham Revue des Deux Mondes

Southey. — Il y a des poètes dont le génie ne se borne point à produire des vers, mais qui, ayant atteint la cime du Parnasse, en descendent pour se jeter dans le large domaine de l’histoire, et conquérir, en adoptant la vérité pour muse, une renommée rivale de celle que leur ont procurée leurs fictions. Robert Southey est l’un de ces hommes-là, et l’un des plus distingués. Il naquit à Bristol en 1774. Ses parens étaient assez riches pour lui faire donner une excellente éducation.
Source : Wikisource

Robert Southey Roderic, le dernier des Goths (1840)

Maintenant dans ton sein rappelle ta servante.
Pour porter Julien en foule on se présente,
Et les guerriers choisis partent avec lenteur.
Les sourcils du mourant sont froncés de douleur ;
Entre les dents qu'il serre à peine s'il respire.
La plainte sur sa lèvre en la tordant expire;
Sa main du trait fatal retient le mouvement.
Le cortège au lieu saint arrive doucement.
Ce fardeau de douleur enfin il le dépose,
En face de l'autel avec soin le dispose ;
A son père Florinde a prêté ses genoux
Pour appuyer sa tête: Amis, séparons-nous ,
Dit-il, le Ciel l'ordonne ; hélas!
Source : Gallica

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