L. Étienne, Les Poètes des Pauvres en Angleterre…
“ Une veine nouvelle de poésie suppose un état nouveau de la société. Il ne suffisait pas qu’un poète, à la fin du dernier siècle, se fût avisé des trésors de pensées morales que renferme la destinée des pauvres dans la famille humaine. Il fallait alors que l’attention des esprits se fût portée vers ces perspectives inconnues. Comment George Crabbe fut-il amené à faire de la misère un portrait si expressif et si simple ? En général la poésie ne descend à représenter les classes pauvres qu’à la condition de les travestir : elle les enveloppe d’une beauté idéale dont elle a le secret ”
