Frédéric Houssay

Résumé

Frédéric Houssay Revue des Deux Mondes

La tempête, dans la Méditerranée orientale, se présente presque toujours par les vents de S.-E. L’île Grosse et la jetée forment au pied même du laboratoire une nappe tranquille, et là, poussés par le flot, se rassemblent les êtres pélagiques les plus variés : en une heure on peut recueillir un tonneau de méduses, de salpes, de doliolum, de cymbulies, de beroës, d’agalmas, de diphyes. Sur l’incroyable transparence de la masse vivante, bientôt trop tassée, court à peine un frisson nacré que produisent les palettes des cténophores, ou s’étale la douce teinte améthyste de certaines méduses.
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Frédéric Houssay Revue des Deux Mondes

Une ét de nuit en plaine se fait toujours au milieu d’un lourd silence, l’oreille accoutumée au pas cadencé des chevaux ne le perçoit plus et n’est sensible qu’à l’absence de tout autre son. Le feuillage épais de chaque arbre est, au contraire, rempli du mouvement des oiseaux que notre passage réveille. Le bruit des branches froissées, des faibles battemens d’ailes, qui se propage tout au long de notre chemin rompt l’écrasante impression de solitude, qui, répétée chaque nuit, cause à l’esprit un malaise particulier.
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Frédéric Houssay Revue des Deux Mondes

Ce qui les tente par-dessus le reste, c’est notre batterie de cuisine; nous leur donnons une cuvette de cuivre, et nous nous quittons les meilleure amis du monde. Un d’eux nous conduit même jusque dans la plaine de Ram-Hormuz; mais rien ne peut le décider à venir plus loin. Il nous montre une lointaine oasis et retourne dans la montagne.
Le soleil se couche, le crépuscule est court et la route à faire encore longue. La nuit est venue, nous sommes perdus. N’ayant aucune raison d’aller dans une direction plutôt que dans une autre, nous nous arrêtons.
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