Auguste Lacoin de Vilmorin

Résumé

Auguste Lacoin de Vilmorin De Paris à Bombay par la Perse… (1895)

On ne peut s'empêcher de comparer cet empire à un vaste domaine dont la terre serait la Perse et l'habitation la capitale. Sur cette terre qui ne connaît pas nos luttes politiques, tout le monde s'aime, ou du moins, s'unit dans une même pensée d'amour envers le souverain. Les habitants la parcourent en tous sens, entraînant avec eux leur fortune et leurs bestiaux, et chantant le long de la route des complaintes interminables, qui ne sont qu'un éloge adressé à Dieu ou au souverain, et dont le rythme saccadé se perd dans le lointain.
Source : Gallica

Auguste Lacoin de Vilmorin De Paris à Bombay par la Perse… (1895)

La route que nous suivons est large et belle ; si la sécheresse, l'absence d'arbres et l'épaisse couche de poussière n'existaient pas, on se croirait sur une de nos routes nationales. Le paysage est toujours le même : derrière nous, Qazvîn ; à gauche, une chaîne de montagnes, dont nous tendons insensiblement à nous rapprocher; à droite, dans le lointain, une chaîne bleuâtre qui ne tardera pas à se confondre avec le ciel; devant nous, la plaine immense et aride.
La nuit tombe bientôt; Louis, qui nous avait accompagné jusque-là à cheval, retourne au camp.
Source : Gallica

Auguste Lacoin de Vilmorin De Paris à Bombay par la Perse… (1895)

D'une immense fenêtre, on embrasse l'un des plus jolis panoramas qu'il soit possible de rêver. A 150 mètres au-dessous de soi coule la Zanga, dont les eaux écumeuses débouchent d'un petit pont de pierre. Ceci forme le premier plan. Plus loin, et formant le second plan, se trouvent des jardins et des maisons disséminés çà et là. Le relief s'atténue et se fond en une plaine unie jusqu'au massif de l'Ararat, qui se détache alors de toute sa splendeur sur un fond de verdure pour confondre sa cime neigeuse avec le ciel.
Source : Gallica

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