Arthur Mangin,
L'air et le monde (4e édition)
(1885)
“ L'Européen qui entend cette voix vigoureuse et passionnée à travers le feuillage du magnolia de la Louisiane, dit Audubon, la compare avec l'hymne nocturne du rossignol, et ressent un secret mépris pour ce qu'il admirait autrefois. Levez les yeux : sur une branche de magnolia la femelle repose. Le mâle, aussi léger que le papillon, décrit autour d'elle des cercles rapides, monte, descend, remonte encore, et toutes les fois que son vol s'élance vers le ciel, recommence son chant de joie, le plus brillant de tous les chants. ”
