Charles Baltet

Charles Baltet

Résumé

Portrait de Charles Baltet Charles Baltet L’Art de greffer (1869)

Si du jardin fruitier nous pénétrons dans le parterre, nous pouvons rencontrer toutes les variétés de Rosier, de Lilas, de Clématite, d’Azalée, de Camellia, de Rhododendron, aux formes multiples, vigoureuses et couvertes de fleurs, ayant le bourrelet de la greffe au pied, alors que le bouturage et le semis seraient impuissants à nous procurer ces délices ! Or, la floraison, n’est-ce pas le prélude de la fructification ?
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Portrait de Charles Baltet Charles Baltet L’Art de greffer (1869)

Quand le greffon n’est pas un végétal complet, le végétal qui fournit le rameau ou le bourgeon-greffe est appelé mère ou étalon.
Habituellement, on appelle mère la plante qui fournit les sujets, et étalon celle qui fournit les greffons. Dans le langage pratique, on confond quelquefois ces deux expressions, surtout à l’occasion du greffage par approche.
Le greffon doit être de bonne qualité, sain, rustique ; en un mot, parfaitement constitué.
Un greffon vicié propage le mal qu’il possède ; le mauvais choix répété sur plusieurs générations amène une détérioration de la variété.
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Portrait de Charles Baltet Charles Baltet L’Art de greffer (1869)

L’habileté de l’opérateur compte pour beaucoup dans le succès de la greffe. Mais il est d’autres conditions essentielles à la réussite, et qui sont en quelque sorte les règles du greffage. Telles sont l’affinité entre espèces, la vigueur des deux parties mises en contact, leur état de sève, leur rapprochement intime, la saison, la température. Si la science ne peut formuler ces conditions d’une manière précise, le tact du greffeur doit savoir y suppléer.
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