Maurice Barrès,
La Colline inspirée
“ J’aimais à voir ces ravissantes idéalités planant entre le ciel et la terre, leurs pieds cachés sous la rosée des blanches églantines qui couronnent les sommets du Maria et du Nebo, et leurs chevelures ardentes pâlissaient de leurs reflets dorés les rayonnements qui précèdent l’aurore. La vie ne m’a jamais montré de grâces comparables à tout ce que mon cœur croyait appartenir aux vierges de Sion ! Hélas ! le premier soir de mon arrivée, est-ce l’empire de cette poétique croyance qui m’a fait trouver Sion-Saxon si sombre et si lugubre ? ”
