Résumé

Portrait de Joseph-Alfred Foulon Joseph-Alfred Foulon La Justice allemande et l'évêque de Nancy… (1874)

Il y a près de neuf siècles, sur le sommet dominé aujourd'hui par la tour et la statue colossale qui signalent au loin le principal pèlerinage de la Lorraine, un des plus illustres évoques de Toul, saint Gérard, pressé, comme le raconte l'historien de sa vie, par une révélation dans laquelle la sainte Vierge lui fit connaître elle-même son désir de se voir honorée sur la montagne de Sion, érigeait une humble chapelle qui devint bientôt un centre de dévotion pour toute la contrée d'alentour.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Alfred Foulon Joseph-Alfred Foulon La Justice allemande et l'évêque de Nancy… (1874)

C'est ainsi qu'elle l'appelait la Protectrice de la Lorraine, le Trésor du peuple, la Reine de la Paix, Notre-Dame, en un mot ; car ce nom populaire qui rappelle les traditions courtoises de la chevalerie au moyen-âge, était et demeurera toujours le nom par excellence de la Dame du Ciel à laquelle les chevaliers de Sion avaient voué leur pensée et fait hommage de leurs personnes.
Tant de piété mettait, ce semble, la mère de Dieu dans la douce obligation démontrer, par des preuves décisives, sa puissance et son amour pour le peuple de Lorraine. Marie n'y manqua point.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Alfred Foulon Joseph-Alfred Foulon La Justice allemande et l'évêque de Nancy… (1874)

Non loin de Sion, et séparés seulement par un ravin, les comtes de Vaudémont, cette illustre branche de la maison de Lorraine, avaient établi leur séjour. Aussi l'on peut dire que le double sommet de Sion résume toute l'histoire de la Lorraine puisqu'il a l'honneur de porter le passé religieux et politique de ce noble pays.
Les pauvres avaient été les premiers à porter leurs hommages au nouveau sanctuaire ; les riches et les puissants ne tardèrent pas à les suivre.
Source : Gallica

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